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Contents du résultat, moins du match. Après-coup, les Français avaient la victoire modeste.

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Publié le 19/06/1996 à 6h14

Newcastle, envoyé spécial

Détendu, mais pas franchement hilare. Lorsqu'Aimé Jacquet pénètre dans la zone mixte au sein de laquelle gens de presse et de football peuvent se rencontrer et discuter au travers d'une barrière qui sépare les deux mondes, le sélectionneur national savoure simplement une qualification assurée sereinement: «J'aurais préféré jouer le quart de finale à Wembley pour l'ambiance, mais ce sera sans doute pour plus tard.» La satisfaction est générale, épouses et amies ne sont guère loin, la soirée sera libre paraît-il. Quelques bémols cependant sur ce 3-1 de bonne facture. «Je suis moins satisfait de ce match que de notre prestation contre l'Espagne, dit Karembeu. Je suis content du résultat, moins du contenu». On leur demande si ce match n'a pas été usant, physiquement, psychiquement: «Non, répond Guérin, parce que l'arbitre a toujours su mettre un frein aux frictions, mais de toute façon, nous avons du répondant, et une équipe athlétiquement solide».

Du répondant, il en fallait certainement pour répondre aux provocations gestuelles et verbales de l'opposant du jour. Marcel Desailly aura même des mots particulièrement durs pour Stoitchkov, qui aurait outrepassé sur le terrain ce qu'un footballeur a le droit de faire, ou plutôt de dire: «J'ai perdu mon respect pour ce joueur, je ne l'apprécie guère, je ne le considère même plus du tout. Il avait fait un championnat d'Italie médiocre avec Parme, il pensait garder quelques illusions en disputant ce championnat

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