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Pedros, le coiffeur qui décoiffeMardi, le «remplaçant» a ouvert des brèches décisives dans le mur bulgare.

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Publié le 20/06/1996 à 6h42

Newcastle, envoyé spécial

Jusqu'alors, il était resté dans le clan de ceux que, selon la terminologie Platini, on surnommait les «coiffeurs». «C'est comme cela qu'ils appelaient ceux qui ne jouaient pas, depuis le nom est resté», sourit Reynald Pedros, 24 ans, à l'évocation de cette condition de remplaçant perpétuel. Mardi soir pourtant, dans les trente dernières minutes de la seconde mi-temps, il est enfin entré en jeu. Pour participer comme les autres Français au succès sans équivoque contre les Bulgares. Pas forcément simple, dans ce match de fer et de fonte, de cris et de blasphèmes.

Très crispé, il a d'abord suivi l'évolution de la partie, les accrochages entre adversaires, les haussements de mentons: «Evidemment que, du banc, tout cela se voit et ça stimule forcément.»

Puis il est parti s'échauffer, avec deux partenaires, selon le roulement trois par trois instillé par Aimé Jacquet pour que tous les remplaçants se tiennent prêts. Il a vu l'ouverture du score et la tête de Laurent Blanc. «Les cinq ou dix minutes qui suivent un but, c'est toujours un moment délicat pour l'équipe qui a marqué, c'est là qu'elle est la plus vulnérable. Mais cette fois, j'ai vu qu'on était bien. J'ai même compris que l'on ne répéterait pas la même erreur que contre l'Espagne.»

Une mi-temps passe, une autre débute, son heure approche. Il remplace Zidane. «Quand tu entres en cours de match, le plus difficile, c'est de se situer physiquement. Ce n'est pas évident, parce que l'on est vite asphyxié p

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