Samedi à Liverpool, France bat Pays-Bas 5 tirs au but à 4 (0-0 à la
fin du temps réglementaire et des prolongations) La France qualifiée pour les 1/2 finales.
De ce match de tripes et de sueurs, de trappes et de quelques lueurs, ils retirent une nouvelle victoire. Et se poursuit le sentiment, illusoire car forcément temporaire, que rien ne peut arriver à une équipe de France qui gravit les échelons de cet Euro, comme on monte l'escalier derrière une fille facile. En se frottant les mains mais en se demandant à quel étage elle va s'arrêter. Encore une fois, les Bleus sont passés. Encore une fois, ils ont souffert mille maux avant d'empocher, au terme de 120 minutes de jeu alternatif et d'une série de tirs au but remarquablement traitée, un billet pour la suite de la fête.
Match de stratèges, match à faire déjouer l'adversaire, match à prôner l'attentisme jusqu'au dernier coup de pied, match à perdre quelques titulaires (Dugarry, entorse du genou droit repart sans doute aujourd'hui pour se faire soigner à Bordeaux avant de rejoindre Milan) mais match gagné à la force du mental, du tactique et du physique.
De ce groupe aux mentons énergiques, au mental de fonte, émerge encore Christian Karembeu, petit bouc de diablotin calédonien, joueur de devoirs et de pouvoirs, qui a encore disputé un match que l'Europe du football va s'empresser de décortiquer. La France s'ennoblit de longues tirades et de questions existentielles sur les prestations de Zidane ou Djorkaeff, quand la presse étra




