Menu
Libération

Lizarazu, le Basque qui veut jouer au pays. L'arrière des Bleus quitte Bordeaux pour Bilbao: «dans ma tête, ce n'est pas l'étranger.»

Réservé aux abonnés

Publié le 25/06/1996 à 6h29

Manchester,envoyé spécial

Bixente Lizarazu, ou une certaine philosophie de la vie. «Je suis un jouisseur», avoue le petit Basque lorsqu'on lui demande de s'étendre sur ce qui peut dicter ses choix d'existence. On l'a annoncé un peu partout en cette fin de saison lumineuse pour les Girondins de Bordeaux. Lui s'était fait dans l'idée de boucler ses valises et de quitter un club qui lui avait apporté satisfactions sportives et désillusions humaines. Le PSG lui a fait les yeux doux, il n'est pas très grande ville: «Je crois que j'y étoufferais, qu'il me manquerait quelque chose, comme un berger à besoin de ses montagnes»; Arsenal s'est montré plus pressant, «mais l'Angleterre, c'est un peu coupé de l'Europe, et puis le soleil se fait plutôt rare ici». Alors, finalement, il a opté pour la plus logique des solutions: l'Athletic Bilbao.

Mercenaire du foot, comme les autres? «Je n'aime pas ce terme, je le trouve péjoratif. Dans ma tête, je ne pars pas à l'étranger, je reste chez moi, dans un club basque, mais je disputerai juste un autre championnat.» A une heure de route d'Hendaye, sa ville natale, de l'autre côté de la Bidassoa, Bilbao dresse son austérité de ville sidérurgique. Là-bas s'élève un stade de légende pour l'Espagne, tellement vénéré qu'on le surnomme «la cathédrale»: «C'est 45.000 spectateurs à chaque match, 30.000 socios abonnés à l'année.» Bilbao donc, et son club prestigieux, l'Athletic. Que l'on écrit à l'anglaise, avec th, car ce sont les ouvriers britanniques ven

Dans la même rubrique