Manchester, envoyé spécial
Une finale au bout des pieds. Cet après-midi, à Old Trafford, là-même où brille en saison plus ou moins régulière un enfant terrible de France, les Tricolores vont jouer gros. Et bien, forcément, s'ils veulent poursuivre leur périple et accéder à la dernière marche de leur long déplacement anglais. Un succès face à des Tchèques, un peu inattendus à ce stade de la compétition et beaucoup diminués par la suspension de quatre de leurs meilleurs joueurs, leur permettrait inévitablement de se retrouver pour un dernier week-end à Londres où dimanche, Wembley accueillera la finale de ce championnat d'Europe des nations.
Un match donc, un seul, face à une équipe «insaisissable, au comportement double, capable d'être à la fois brillante et percutante, floue et empruntée» comme la caractérise Aimé Jacquet. Un match durant lequel il faudra se garder de prendre des chemins de traverse, pour contrecarrer les hommes de Uhrin, leur technique de jeu embêtante à juguler, leur façon de fuir de manière intelligente en acceptant de subir la domination adverse pour procéder en contres assassins. «Il faut se méfier des gens qui endorment», c'est le leitmotiv du sélectionneur national, justifié amplement au vu de la qualification des Tchèques face au Portugal en quarts de finale.
Devant un tel challenge, la France devra d'abord pallier deux absences, celle de Karembeu suspendu, et qui pourrait être remplacé par Lamouchi ou par Pedros, et celle de Dugarry perdu pour la fin d




