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Libération

Leur coach le dit, les Tchèques s'estiment mal barrés. Conférence de presse spéciale langue de bois de Dusan Uhrin dont l'équipe sera privée de quatre hommes clés.

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Publié le 26/06/1996 à 6h23

Preston, envoyé spécial

Que retenir de cette conférence de presse tenue dans le cadre bucolique d'un Marriott de briques et d'ardoise, au nord de Manchester? Pas grand-chose hormis la bouteille de Radegast, bière tchèque traditionnelle, généreusement distribuée aux présents par l'un des sponsors de l'équipe nationale. Sinon que les propos de Dusan Uhrin, marmoréen d'expression, entraîneur de fonction, n'incitent guère à la litanie. L'homme a apparemment d'autres chats à fouetter, et une langue de ce bois dont on fait les tonneaux...

Coach de peu de mots, sélectionneur de bouche cousue, il restera vingt-cinq minutes, montre en main, avant de se retirer dans ses appartements. Résumé, bref, des quelques informations glanées. La qualification pour les demi-finales: «C'est un résultat prestigieux, nous avons reçu des centaines de lettres de félicitations.» La revue d'effectif? «Nous avons un problème avec Berger qui est toujours fiévreux, s'il ne joue pas, Drulak le remplacera et nous jouerons avec deux attaquants.» Les quatre suspendus, Suchoparek, Latal, Beijbl et Kuka? «Ils sont très désappointés de ne pas jouer mercredi contre la France qui est, je l'ai déjà dit, une des équipes les plus fortes du tournoi.» La ligne défensive? «Novotny jouera peut-être à gauche, Kadlek et Kubik pourraient être associés en charnière centrale.» Poborski, le buteur miracle lors du quart contre le Portugal? «C'est une des stars de l'épreuve, il est intelligent et coopératif.» Son plus grand désir?

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