A Manchester, République tchèque bat France 6 tirs au but à 5, (0-0
à la fin du temps réglementaire et des prolongations) -
La fortune sourit aux audacieux, dit la légende. Elle est également accorte envers ceux qui savent attendre, diront les Tchèques. Quant aux Français, prudents jusqu'à l'extrême, ils ne peuvent finalement s'en prendre qu'à eux-mêmes: leur attentisme les a perdus. Et les journaux anglais avaient sans doute raison hier en mettant l'accent sur la rencontre de Wembley entre l'Angleterre et l'Allemagne, plutôt que sur cette demi-finale entre Français et Tchèques, péniblement départagés aux penalties, après un match d'une sinistre indigence. Et si le ticket pour Wembley a échu aux uns plutôt qu'aux autres, la manière n'a guère plu de toute façon dans un stade d'Old Trafford, loin d'être plein, à l'heure du tea time et des sorties d'usines. Retour sur élimination, et sur une équipe de France qui repart prématurément au pays avant la dernière marche...
Devait-on voir un signe avant-coureur dans le premier désagrément du matin: la petite contracture au mollet droit que Didier Deschamps, capitaine de la sélection, a ressenti la veille lors du dernier entraînement à huis clos, n'a pas disparu dans la nuit. Alors changement de tactique, Blanc, devient gentleman-brassard au coeur d'une défense où Alain Roche lui est associé. Marcel Desailly délaisse l'arrière et monte d'un cran, il devient le second milieu récupérateur aux côtés de Guérin. Un jeu de chaises musicales q




