Allez, et bonnes vacances! Mouvements de foule, flashes et
caméscopes: une centaine de personnes sont dans les couloirs d'Orly, pour accueillir la délégation française qui revient d'Angleterre. Pour un retour ni précipité, ni anticipé, mais qui laisse chacun des participants entre déception, amertume et satisfaction d'être allé aussi loin.
«Mais dis-donc, t'es tout bronzé, Corentin!»... «Normal, j'avais que ça à faire», répond Martins à un supporter qui le suit hors de l'aérogare et tente de lui soutirer un autographe. Le meneur de jeu auxerrois fait partie, avec Madar et Leboeuf, des rares joueurs de champ qui n'ont pas eu l'heur de fouler les pelouses des stades anglais. Une situation pas vraiment euphorisante pour le petit numéro 10: «Mon bilan est maigre puisque je n'ai pas joué, je n'ai donc pas l'impression d'avoir atteint les demi-finales, et j'ai eu le sentiment d'être inutile, de n'être pour rien dans les victoires. Quand on me demandera mes souvenirs anglais, je dirai qu'il faisait assez beau, qu'il n'a pas beaucoup plu... De toute façon, être spectateur plutôt qu'acteur, c'est un peu le drame du footballeur.» Franck Leboeuf, libero alsacien en passe de poser ses valises près de Londres, à Chelsea, est légèrement plus optimiste: «Bon, j'en rigolerai dans vingt ans, en attendant, je me dis que j'ai beaucoup travaillé mes étirements pendant ce mois passé ensemble, même si je trouve que la balance est vite passée d'un côté à l'autre. Avant de venir ici, j'étais titulai




