Londresenvoyé spécial
Adversaires particuliers. Partenaires de saison, mais ennemis d'un jour. Matthias Sammer, rouquin des bois, Patrik Berger, dandy de grande surface, se retrouvent à Wembley un jour de juin. Chacun de son côté, jusqu'à ce que l'un finisse en riant tandis que l'autre se prend le visage à deux mains...
Enfants de derrière les murs et les rideaux de fer, ils sont, le reste du temps, comparses au sein du meilleur club allemand de ces deux dernières années, le Borussia Dortmund. Seulement ce soir, Sammer, l'ex-Allemand de l'Est, barbe rouge, tête d'acier, va tenter de maçonner des ouvrages défensifs, que Berger, ex-Tchécoslovaque d'avant scission, veut forcément contourner, chevelure lourde, pied gauche magique... et briseur initial de trajectoire.
Comme une revanche à prendre: arrivé du Slavia de Prague, le Tchèque et ses 22 ans déroulent un joli début de saison en Bundesliga. Jusqu'à ce que Möller lui reprenne la place de titulaire. Apparitions éparses, image de dilettante. Puis l'Euro, pour se révéler aux yeux du monde. Mauvaise grippe, fièvre de cheval, il rentre quinze secondes contre le Portugal, un peu plus longtemps face aux Français . «Il est parfois un peu personnel, dit son compatriote Nemecek, mais c'est un artiste, et quand il est bien dirigé, il peut faire des prouesses.»
Hier, on le voit moins aux avant-postes. Repositionné sans doute par Dusan Uhrin, coach roublard. On le voit même défendre. Quand, au contraire, le libero allemand, se nourrit d'at




