Des Allemands euphorisés par un golden goal qui leur offre un
nouveau titre, des Tchèques heureux quoique déçus de leur jolie fin de parcours: l'Euro 96 a vécu. A l'heure du bilan, tentative d'explications de ces trois semaines de football européen. Avant la prochaine grande échéance, le Mondial 98, disputé en France.
L'Euro des coachs. L'absence de véritables meneurs charismatiques, le resserrement (le nivellement par le bas, disent certains) du niveau de jeu a donné un pouvoir immense aux sélectionneurs. Qui se sont souvent drapés dans une prudence de père de famille dans la gestion de leurs effectifs. Normal quand on s'aperçoit que les deux coachs qui ont tenté de bouleverser les choses s'en sont mordu les doigts: Sacchi, en évacuant de son onze initial quelques joueurs essentiels du succès contre les Russes, a vu ses hommes prendre l'eau contre les Tchèques. Quant à Blazevic, une fois les Croates qualifiés, il a fait jouer une équipe «réserve» contre le Portugal. Défaite 3-0, première place du groupe envolée, avant un quart de finale perdu contre l'Allemagne... L'appel aux remplaçants n'a été utilisé qu'avec parcimonie, lors de blessure ou alors en fin de matchs...
Tactiques défensives. Cela va de pair avec l'absence de stars du milieu. Le retour aux années 70, au catenaccio que l'Italie pourtant n'utilise plus, a sonné. Désormais tout part de l'arrière. Solide assise défensive, attentisme de rigueur, fulgurance espérée des contre-attaques. Chez les Français, chez les Tchè




