Avril-mai. Début de la préparation olympique, entre Besançon, d'où
il est originaire, et l'Insep, à Paris, où il s'entraîne. «Atlanta, c'est ma deuxième chance. J'ai fait les JO de Barcelone avec une blessure aux ligaments croisés. Ça reste comme un cauchemar. Alors depuis, je n'ai pas cessé d'y penser, j'ai de la haine, je sais que ce cauchemar ne partira que le jour où je serai en Amérique. Pour arriver le mieux préparé possible, j'ai suivi un plan d'entraînement établi un an à l'avance, et sur les trois derniers mois le programme est encore plus précis. A partir du dernier tournoi, début mai à Nantes, je me suis consacré exclusivement à la préparation des Jeux. Je dois avoir une hygiène de vie extrêmement stricte tout en continuant à travailler en qualité: je fais de l'athlétisme, de la musculation, je cours beaucoup, je travaille mon adresse, ma souplesse sur le tapis. Le régime alimentaire est le plus terrible, c'est la seule chose que je ne regretterai pas quand j'arrêterai. En début de programme, j'étais autour de 80 kilos, il faut donc que j'en perde 12 en trois mois.»
Fin mai, aux Arcs 2000. «On ressent une sensation très bizarre parce qu'on loge à l'hôtel des Mélèzes, un endroit très confortable, mais il n'y a que nous et les employés de l'hôtel pour trois semaines. Je commence à faire beaucoup plus attention au régime alimentaire en bénéficiant des bienfaits de l'altitude pour augmenter mes globules rouges. Je travaille le physique en mixant l'entraînement sur le ta




