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LUTTE. Médaille d'argent, le Français est un moderniste du plus vieux des sports. Ghani Yalouz en route vers le futur

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Publié le 23/07/1996 à 7h57

Moins de 68 kg

Or: Ryszard Wolny (Pologne) Argent: Ghani Yalouz (France) Bronze: Alexandre Tretiakov (Russie) L'imagination, la créativité tuées dans l'oeuf. Il dit avoir paniqué, n'avoir pas l'habitude d'être mené au score. Face au robuste Polonais Ryszard Volny, Ghani Yalouz, irréprochable jusque-là, a laissé filer dimanche soir le temps et l'or. Mené aux points, il a perdu sa lutte face à un adversaire potentiellement dominable. On dit pourtant de lui ­ le plus beau des compliments ­ qu'il a su créer sa propre lutte, qu'il fait partie de cette race d'hommes qui vont toujours plus loin que ce qu'on leur demande pour atteindre au meilleur. L'argent seulement est venu s'accrocher à son cou pour récompenser ses efforts de lutteur bisontin.

Mais la preuve cependant que le sport originel ­ deux hommes face à face dont l'objectif est de faire mettre à l'autre les épaules à terre ­, peut atteindre des pics de tension, d'explosivité, d'amplitude. De grâce brute. Face au Russe Tretyakov au premier tour, contre le Biélorusse Madzidhov en demi-finale, Yalouz a démontré ce que pouvait être une lutte à la fois éternelle et modernisée.

Car malgré le renouveau apporté par certains et reconnus par beaucoup, ici des spécialistes parlent déjà de la «Yalouz», cette façon d'arracher, puissamment, directement, rapidement, et de projeter de manière spectaculaire l'opposant. Malgré l'enthousiasme dont font preuve les Américains (le poids lourd Bruce Baumgartner est sacré pratiquement chaque saison

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