Bien sûr, quelques mouvements locaux de défense des animaux ont
haussé le ton. Du genre: «Les chevaux ne sont pas des bêtes... C'est inhumain de les faire courir sous cette chaleur...» Hier et aujourd'hui, en effet, dans le concours complet, c'est le cross, soit la plus terrible des épreuves lorsqu'il s'agit de courir sous le cagnard. Pas de quoi s'affoler néanmoins, car ici, au pays du cheval roi, on a bien fait les choses.
Pour le constater, il suffit de quitter Atlanta par l'est, faire une cinquantaine de kilomètres, s'enfoncer dans une végétation dense et un sol rouge, croiser quelques biches nullement effarouchées, avant d'arriver sur le site. La chaleur est intense, comme si la forêt avait pris en otage les degrés Fahrenheit, elle semble monter du sol, et le moindre pas fait couler beaucoup d'eau. «C'est vrai que les conditions climatiques sont plus pénibles que celles que l'on rencontre habituellement, mais plutôt que prendre des risques, et de dire après ah, si on avait su, les organisateurs ont choisi la carte de la précaution», se félicite François Saint-André, le chef d'équipe français.
D'abord, un suivi médical précis et quotidien: «Les chevaux sont pesés tous les jours, ce que l'on ne fait jamais ailleurs. De même, on leur prend la température tous les jours, chose rarement pratiquée habituellement.» Une perte de poids trop rapide, une température qui grimpe sont signes avant-coureurs qui peuvent inquiéter. Comme l'homme, sa plus noble conquête est un athlète fragi




