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Haltérophilie. Le Turc a réussi son pari, une première dans son sport: trois titres olympiques successifs Suleymanoglu triple son poids d'or

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Publié le 24/07/1996 à 7h54

Catégorie des 64 kg

Or: Naim Suleymanoglu (Turquie) Argent: Valerios Leonidis (Grèce) Bronze: Xiao Jiangang (Chine) Monstrueuse sarabande de géants au pays des petits musclés. Masques tirés, traits bandés, deux hommes, 1,64m pour le premier, 1,63m pour le second, moins de 64 kilos chacun, ont livré lundi soir tard une danse infernale autour de rondelles de fonte et d'une barre de simple métal. «Vous avez assisté à la plus grande compétition jamais disputée dans l'histoire de l'haltérophilie», éructera Lyn Jones, le speaker officiel au terme d'un final à sensation. Pour une fois en effet, le déroulé du concours donne du sens à l'hyperbole du beau parleur.

Et l'on convient alors d'oublier que ce sport en salle défait les passeports et rachète les virginités. Et l'on se moque finalement de savoir que le premier du jour fut bulgare et que le second naquit russe. Que Naim Suleymanoglu le Turc a été porté sur les fonts baptismaux sous le patronyme de Suleimanov. Que Valerios Leonidis le Grec s'est appelé Valery Leonov. Les deux hommes ont livré un combat, à distance, qui restera probablement comme l'un des plus tendus de ces Jeux dans une salle pleine, bruyante et vibrante.

A gauche un public turc de rouge têtu, à droite, des Grecs de bleu vêtu. Ici comme là-bas, l'haltérophilie fait les légendes, inonde les hommes forts de drachmes ou de livres locales. Là-bas, on devient très, très riche, là-bas, on peut devenir l'ami des rois, le compagnon des gouvernants. Ainsi, après que la

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