Moins de 78 kg,
messieurs Or: Djamel Bouras (France) Argent: Toshihiko Koga (Japon) Bronze: Soso Lipparteliani (Géorgie) et Cho In-Chul (Corée du Sud) Marc Alexandre est seul. Affalé au pied d'une tribune, il pleure devant le succès de Djamel Bouras, pierre précieuse qu'il a façonnée et qui vient de le rembourser au centuple. Humilité d'avant JO: «Le judo pour moi, c'est comme l'école, il y a les élèves doués et ceux qui ont besoin d'être éclairés par un professeur. Marc Alexandre a été mon maître, c'est lui qui a ouvert les pages de ma vie de judoka.» Hier soir, à la suite d'un combat heurté, tactique et calculé, l'enfant des Minguettes est revenu au niveau de celui qui fut champion olympique des moins de 71 kilos à Séoul. En ravissant l'or à un revenant, le Japonais Koga.
Combat d'attrape-mains, de prise de kimono, de à-toi à-moi. Le Français n'est que champion d'Europe, le Japonais a été champion du monde en 1989, champion olympique en 1992. Koga est arrivé en finale après un parcours de vieux maître. Bouras a connu moins de facilité. Notamment en demi-finale. Un combat tactique, plus encore que celui qui allait suivre. Une erreur d'arbitrage, un compte mal branlé, une longue contestation avant que justice ne lui soit rendue. Il est en finale, lui, le fils d'ouvrier givordin, lui l'amoureux de la sape monté à Paris, mannequin à ses heures pour Issey Myiake, après avoir été recruté par hasard dans la rue. En 1992, racontait-il, non sélectionné pour les Jeux de Barcelone, il




