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CYCLISME. 1'02''712 pour parcourir mille mètres à vélo. Et le titre au bout de la piste pour le Français Un kilomètre de bon or pour Rousseau

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Publié le 25/07/1996 à 7h51

Kilomètre sur piste messieurs

Or: Florian Rousseau (France) Argent: Erin Hartwell (Etats-Unis) Bronze: Takanobu Jumonji (Japon) Du plomb, avec un soleil qui darde. De l'or, avec Florian Rousseau, qui ne tarde pas. Au pied de Stone Mountain, une rotondité pelée comme un crâne de lutteur américain, sur un vélodrome de bois rose, le kilomètre sur piste a soufflé son podium sur le coup de midi trente heure locale. Un Français, un Américain, un Japonais...

C'est une souffrance inimaginable, disent-ils tous. On les comprend. Chauffés à blanc par la température, asphyxiés par l'intensité de l'effort, les vingt pistards partent à tour de rôle, les meilleurs à la fin. Lui s'élance en avant-dernier, avant le champion du monde en titre, l'Australien Shane Kelly. Florian Rousseau, oeil azur sous la visière, cheveu de paille sous le casque, cale la roue arrière de son vélo dans la machine qui va le maintenir en équilibre jusqu'au départ, pieds vissés sur les pédales. Au coup de feu, il se met en action.

Dès lors, tout se joue au centième de seconde. Poussée brutale, accélération sur le tek, montée en puissance jusqu'au pic des 800 mètres, avant que la vitesse de ce long sprint ne décroisse dans les derniers hectomètres. «Le kilo, c'est deux courses, rappelle Rousseau: l'une pour aller plus vite que les autres, l'autre pour lutter contre la douleur, la repousser le plus loin possible.» Dessein qu'il va réaliser sans échouer.

Il disait craindre deux hommes particulièrement: Kelly, qui l'avai

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