Depuis très longtemps, Josuhe Blocus veut être un champion. Depuis
très longtemps, Josuhe Blocus est un fou de l'entraînement. Mais il y eut un moment où, malgré les heures et les heures de travail, les compteurs ont refusé de bouger. «Je n'arrivais pas à descendre sous les 49 secondes au 400 m. Je suis passé au 100 m, et même en en voulant beaucoup, je ne faisais pas mieux que 10'8. C'est un bon temps pour les cours de récré, mais j'avais dépassé l'âge. C'était une limite que je n'arrivais pas à franchir et j'en étais malade. Alors des copains m'ont dit qu'avec mon physique, je devrais essayer la boxe. J'y suis.»
Son physique, c'est d'abord les épaules, qu'on voit quand il est en débardeur, des gros muscles ronds solidement attachés, un poitrail de laboureur, un cou puissant. Le tout fait un boxeur superlourd et le plus bel athlète de la délégation française (1,87 m-103 kg). Un type qui met les sacs d'entraînement à l'horizontale quand il tape dedans et ne s'en lasse pas. Josuhe Blocus c'est aussi une voix bien timbrée, genre chanteur de zouk avec une trace d'accent des Antilles, qui va trop vite pour les mots.
«La boxe, ça ne m'a pas surpris. En athlétisme, on s'entraîne dur. La boxe c'est pareil, et je pense que tous les sports se valent de ce point de vue quand on ne fait pas ça pour tuer le temps.» Il dit qu'il est agent de sécurité à la RATP, mais qu'il n'est pas méchant. «On se pose toujours cette question sur les boxeurs. Mais n'importe quel sportif est méchant en compé




