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Carnet de bord. Cédric Plançon, haltérophile, raconte ses cent jours avant les JO. Vingt tonnes par jour sur les épaules. Qualifié de justesse, il a tout sacrifié à un entraînement herculéen

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Publié le 27/07/1996 à 7h34

Mi-avril. «J'obtiens ma qualification pour les Jeux, une grande

satisfaction, pas inespérée, mais bon... Il fallait que je termine dans les huit premiers des championnats d'Europe, je finis huitième. J'ai poussé un soupir parce que je ne sais pas comment j'aurais subi l'échec, par rapport à ma famille, à mon boulot, à la confiance que tout le monde m'a accordée. Là-bas, en Norvège, j'ai approché mon record de 355 kilos, en atteignant 352 (total olympique, arraché + épaulé-jeté). C'est exactement mon total des derniers championnats du monde. Là, j'avais terminé 18e. Ma qualification a surpris pas mal de monde dans le milieu de l'haltérophilie, j'ai même l'impression que certains avaient plutôt parié sur mon absence... C'est un milieu où il n'y a pas une excellente solidarité ni une très bonne ambiance entre les athlètes et les fédéraux: normal, on n'est pas loin des élections...»

Fin avril, stage à Aix-en-Provence. «Jusqu'aux Jeux, on va alterner stages et entraînement à la maison. Quinze jours de déplacement,et quinze jours chez moi, à Lille. Là, on est à Aix-en-Provence, après on ira à Montpellier, à Bordeaux. On se déplace à six, parce que deux qualifiés, Éric (Bonnel, ndlr) et moi, ça ne fait pas vraiment équipe de France, alors d'autres haltérophiles viennent, eux pour préparer les championnats de France. Au début, on travaille surtout la puissance, et plus ça ira, plus on travaillera la technique. J'en bave, je connais des semaines très dures, comme si je me relâchais mal

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