Polyvalence ou spécialisation? Difficile à dire à l'issue des deux
jours de finales par appareils, qui ont conclu les épreuves olympiques de gym. Si la victoire sur certains agrès est allée à des gymnastes uniquement préparés pour l'occasion, ceux qui ont plusieurs cordes à leur arc ont encore su tirer leur épingle du jeu. Mais jusqu'à quand? Une tendance, rien de plus? Pas si sûr. Finie l'époque des hommes à tout faire, des gagnants sur tous les tableaux.
Exemples frappants: Ioannis Melissanidis, le Grec, n'a concouru qu'au sol, Donghua Li, le Suisse, n'a fait parler la poudre d'or qu'au cheval d'arçons, Yuri Chechi, l'Italien, n'est allé combattre qu'aux anneaux. Et lundi soir, l'Allemand Andreas Wecker, triomphateur d'un concours de barre fixe particulièrement relevé, n'est pas non plus du genre à briller sur les autres agrès.
Il en est pourtant deux au moins à avoir tout tenté pour éviter l'hyperspécialisation, pour lutter contre la mort annoncée de la polyvalence. L'un est reconnu jusqu'aux Etats-Unis, où il cherche à s'installer; c'est Vitaly Scherbo, le Biélorusse. L'autre, plus jeune de quelques années, promet également beaucoup; c'est Alexei Nemov, le Russe. Deux anciens de la vieille école. De la totale, celle qui vous oblige à donner le meilleur de vous-même partout. En équipe, puis au concours général individuel, et enfin aux finales par appareil.
Le premier, Scherbo, est ovationné par la tranche d'Amérique qui se rend chaque soir au Georgia Dome. Tête de mule, assu




