Pentathlon moderne
Or: Aleksandr Parygin (Kazakhstan) Argent: Eduard Zenovka (Russie) Bronze: Janos Martinek (Hongrie) L'homme moderne connaissait les journées marathon. Il existe désormais la journée pentathlon. Moderne et modernisée même, c'est-à-dire ramassée sur une dizaine d'heures. Car un sport olympique se doit d'être médiatique: fini Barcelone et ses quatre jours d'épreuves. Atlanta a contracté au maximum la discipline créée de toutes pièces par l'infatigable baron Pierrot de Coubertin. En 1912, il avait imaginé une compétition pour permettre aux officiers de tous les pays de s'affronter, pacifiquement. L'ingénieux aristo disait rendre hommage à un grenadier napoléonien qui, pour forcer les lignes ennemies, avait dû utiliser, outre son courage, son pistolet (tir), son épée (escrime), son cheval (saut d'obstacles), ses jambes (course à pied) et sa capacité à flotter dans un liquide (natation). D'où la création du pentathlon, dit moderne. Voilà pour l'historiette, place à une journée de sport.
7 h, bruits de pistolets. Les 32 compétiteurs sont alignés face à la cible. A la main, des flingues de concours, air comprimé ou gaz, que certains avouent avoir sortis le matin même de leur chambre du village olympique, chose formellement interdite, il va de soi, par la sécurité locale... Pour l'heure, il s'agit d'être précis. Ces dernières années, il fallait plutôt être rapide, mais le règlement a changé pour s'adapter à une seule journée d'épreuves: «Avant, raconte le concurrent




