La Rochelle envoyé spécial
Une image, un symbole. Dans le bassin des Chalutiers, au pied de l'Encan, l'ancien marché au poisson, une arrivée bord à bord. D'un côté, ketch rouge et acier, le Josuah avec lequel Bernard Moitessier se distingua dans le Golden Globe, premier tour du monde en solitaire, c'était en 1968; de l'autre, long monocoque blanc de 60 pieds, le PRB d'Isabelle Autissier, baptisé en grande pompe sur le coup des midi, à deux mois tout juste du départ du Vendée Globe, le tour du monde en solitaire et sans escale auquel la navigatrice sera la première femme à participer.
Tradition maritime, alors, forcément, sous le soleil. Un parrain, une marraine, une bouteille de champagne à briser. Un geste que Marc Pinta, constructeur du bateau, va faire répéter à madame Laurent, la marraine et femme du PDG de PRB. Un geste que la marraine va devoir recommencer trois fois après qu'une première bouteille fut tombée à la mer.
Puis c'est le temps des discours, troisième République pour Michel Crépeau, maire de la ville, «...Isabelle, c'est un exemple de courage, de persévérance, de talent...»; plein d'émotion pour l'héroïne du jour, «...le moment où je partirai, ce sera avec vous dans la tête...»; écrit sur feuilles volantes pour Jacques Laurent, patron de l'entreprise PRB et sponsor principal du bateau, «... bon vent Isabelle, et à ton PRB...»; traditionnel pour Jean-Pierre Raffarin, président du conseil régional et ministre des PME-PMI, «...Isabelle, c'est notre Marianne à nous




