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La voile, c'est aussi une course aux fondsComment «Isa» a réuni 10 millions de francs pour financer le tour du monde.

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Publié le 10/09/1996 à 22h34

Confiance inébranlable. Dès le départ de la nouvelle aventure. «On a

toujours pris comme axiome qu'Isabelle partirait pour le tour du monde en solitaire sur un bateau neuf.» C'est Denis Horeau qui parle ainsi. Il est avec deux autres comparses de la société Seven Seas responsable de la communication d'Isabelle Autissier pour le Vendée Globe, course autour du monde en solitaire sans escale qui partira des Sables-d'Olonne le 3 novembre. Il a été chargé de la recherche du budget nécessaire à la construction du PRB baptisé la semaine dernière. Une activité délicate qu'il dissèque ici.

Les débuts de la quête. «Lorsqu'Isabelle est revenue après son chavirage dans le BOC à la fin de 94, on a monté une cellule de réflexion. On est parti d'un budget idéal, nous avons ensuite arrondi les angles: en termes de fonctionnement, de communication, l'enveloppe nous paraissait un peu faible. Isabelle avait tendance à dire nous n'avons pas besoin de tant pour les déplacements, pour les salaires ou les relations extérieures. Finalement nous sommes arrivés à un budget plus rondouillard, passant de 7 millions à un peu plus de 10 millions de francs.»

Choisir les parraineurs. «Isabelle avait conçu un premier dossier assez généraliste. Assez vite, nous avons convenu qu'il fallait l'étoffer. On a monté un dossier très complet: qu'est-ce que la voile, quels en sont les différents sponsors, les différentes compétitions, quelles retombées peut-on espérer, qu'est-ce que le phénomène Autissier en termes de

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