On peut regretter, comme l'a fait Guy Roux la rencontre terminée, le
prix des places qui aurait vidé en partie les tribunes d'Auxerre; on peut craindre également la désertification progressive des clubs français, pillés par plus riches qu'eux; on peut aussi se dire qu'avec le méga-championnat européen des clubs qui se dessine à terme, le futur représentant français aura bien du mal à lutter contre les légions européennes de mercenaires, exilés en Italie et en Angleterre les plus dispendieux en primes et salaires en Espagne, aux Pays-Bas ou en Allemagne légèrement en retrait financièrement parlant, mais à peine. Car non contentes de venir se servir chez nous, les formations multimilliardaires du foot bâtissent désormais leur équipe sans compter le ressortissant de la Communauté européenne, arrêt Bosman oblige.
L'AJ Auxerre a ainsi pu se rendre compte du fossé, et de l'énormité de la tâche qui l'attendait en Ligue des champions en s'inclinant d'entrée à l'Abbé-Deschamps (0-1), mercredi, lors d'une première journée marquée par le bon départ de la Juventus (tenant) contre Manchester United (1-0) et la défaite surprenante du Milan AC à San Siro face au FC Porto (2-3).
Malgré un début laborieux dans son championnat des Pays-Bas dû essentiellement à une cascade de joueurs blessés, le champion d'Europe 1995 et finaliste 1996 (contre la Juventus) a confirmé mercredi sur la pelouse auxerroise son statut de «très grand d'Europe». Grâce à son Finlandais, ses Nigerians, son Brésilien et




