Trois buts et soudain tout s'éclaire. Pour Nîmes en tout cas. Car
commencée plutôt piteusement, la semaine européenne des clubs français, que l'on espérait aussi fructueuse que la saison passée (six clubs sur sept s'étaient qualifiés pour le tour suivant), s'est bien terminée jeudi avec la victoire, logique d'abord, des Parisiens au Liechtenstein (4-0 face à Vaduz), puis avec celle, plus inattendue, des Nîmois, pensionnaires de N1 (l'équivalent de la troisième division), face à des Hongrois de Honved empruntés. Trois buts à un dans un stade pauvrement rempli, et devant un public télévisuel vraisemblablement en déliquescence.
A ce propos, l'allusion de Jean-Pierre Vaillant, le secrétaire général du club, est explicite: «Je ne souhaite de mal à personne, mais je pense que les positions à notre égard peuvent changer le 27 septembre. Au lendemain du premier tour, nous compterons les rescapés et nous ferons le point.» Une manière d'ironiser sur la façon dont les «crocodiles» gardois ont été considérés lors des discussions sur les retombées financières des retransmissions télé: l'admission du club au sein du lucratif pool TV, principal pourvoyeur de fonds en Coupe d'Europe, s'est déroulée en effet «au rabais». Au lieu des 6 millions de francs escomptés, Nîmes n'en a obtenu que la moitié, et encore pour deux tours. «Vaduz-PSG est une affiche autrement plus porteuse», lâchera Pierre Mosca, entraîneur caustique.
Reste pourtant que la rage de vaincre, la soif de montrer qu'une place en




