Des joyeux lurons, à n'en pas douter. Esprit de famille, goût des
retrouvailles, sens de la fête. «Les Anciens du PSG», regroupés dans une association, veulent enraciner plus encore le Paris SG dans le terreau historique qui fait les grands clubs. On retrouve trois d'entre eux à la brasserie des Trois Obus, endroit mythique à une portée de dégagement du parc des Princes. Assis à la table, entre les filets de rouget et le tournedos accompagné «d'artichauts frais»: Jean-Pierre Dogliani,pro parisien du début des années 70 chargé aujourd'hui du recrutement pour le centre de formation, Daniel Le Bars, éminence grise et patron de l'endroit, et Lili, son épouse, autrefois chargée de la gestion des loges au parc des Princes. Rires et bonne humeur pour cette moitié du bureau de l'association, désireuse, avec quelques autres joyeux acolytes, de représenter le club, de promouvoir son nom en se retrouvant pour des matchs de gala lors d'inaugurations de stades ou d'anniversaires de grosses entreprises. «Evidemment, on demande toujours à jouer contre des plus de 35 ans, on a l'image du club à défendre», précise Jean-Pierre Dogliani. La technique est toujours là, mais l'âge, l'absence parfois de toute occupation physique, le repas d'avant-match fatiguent les organismes, lessivent les énergies. Malgré cela, diplomatie ou accord tacite, toujours est-il que l'équipe des anciens n'a pourtant jamais perdu un match. Le dernier, ils l'ont gagné 10-5. Que s'est-il passé à la mi-temps, nul ne le s




