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Libération

Paris et Nîmes, un même but. En Coupe des coupes, le PSG est sans souci, les Nîmois tentent un nouvel exploit.

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Publié le 26/09/1996 à 10h23

Etrange paradoxe. Un peu à la surprise générale, les Nîmois ont

déboulonné (3-1) leurs adversaires européens, il y a quinze jours au Stade des Costières. Pensionnaires de National 1 (l'équivalent de la troisième division), ces mêmes Gardois peinent pourtant à grappiller les points nécessaires à l'objectif affiché en début de saison: revenir en D2. Ce soir, sur les terres hongroises du Kispest Honved, les Crocodiles vont sans doute oublier leurs déboires nationaux pour préserver leurs deux buts d'avance acquis à la maison.

Sagement, la formation nîmoise refuse néanmoins de s'octroyer le statut de favori, à l'approche de ce second «duel» contre une équipe de Honved qui n'avait pas montré grand-chose en déplacement, mais que l'on imagine blessée dans son orgueil. «Notre adversaire va nous prendre à la gorge dès le coup d'envoi. Son salut passe par l'épreuve physique. A mes joueurs d'ignorer les provocations», avertit Pierre Mosca, l'entraîneur.

A l'aller, pour construire la plus jolie surprise du premier tour, les Nîmois s'étaient d'abord appliqués à priver Kispest de ballon, à l'empêcher de développer un football caractérisé, d'ordinaire, par une expression très collective. Parfaitement imprégnés de l'esprit Coupe, celui qui leur avait permis de faire douter Auxerre en finale de la Coupe de France l'an passé, les Crocodiles n'entendent rien modifier à ce plan de jeu.

«On possède une chance, et pas cinquante de passer, à condition de se livrer à fond. Si on se met à réfléchir et à

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