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Si le Paris-Versailles m'était couru. 25 700 participants hier pour la 21e édition de la course la plus populaire de France.

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Publié le 30/09/1996 à 10h13

C'est un petit bonhomme, les dents prises dans un étau de fil de

fer, comme beaucoup d'enfants de son âge. Le règlement prévoit bien qu'il faut avoir 17 ans révolus pour courir les quelques kilomètres qui séparent la tour Eiffel du château de Versailles. C'est pourtant la troisième fois qu'Olivier, 13 ans, dispute l'épreuve la plus populaire de France qui a réuni hier 25 700 concurrents. «J'ai eu un peu mal sur la fin, mais je fais 1h18, c'est mieux que la première fois, où j'avais couru en 1h24.» Son père acquiesce: «Il a l'habitude, on fait deux ou trois sorties par semaine, d'ailleurs, j'ai constaté que, dans les côtes, il avait un gros avantage sur moi, normal, il est plus léger.» Ainsi se déroule le Paris-Versailles, vingt-et-unième du nom. Bon enfant, course de masse, participants joyeux. La matinée est dominicale et les métros bondés jusqu'à la station Bir-Hakem. Les premiers départs, ceux des 150 professionnels engagés auront lieu à midi, mais trois heures avant, on est bien là. Engoncés dans des sacs-poubelle pour maintenir la température, courant lentement sur le Tartan du stade qui borde le haut monument de ferraille, grappes humaines qui vont se déshabiller près des camions-vestiaires, qui se regroupent autour d'un sigle, d'un Abribus, d'une camionnette. Comme ces 130 compétiteurs venus de 19 caisses primaires d'assurance maladie de France. La caisse des Yvelines est partenaire de la course, alors, tous revêtent un T-shirt bleu au dos duquel un «La Sécu, on y tie

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