Nous sommes à un peu plus d'un an et demi du match inaugural de la
Coupe du monde qui, le 1er juin 1998 au Stade de France, opposera le Brésil, tenant du titre, à une équipe qualifiée. En attendant le coup d'envoi du Mondial 98, Libération reviendra chaque mois sur un aspect du dossier sportif international le plus important des deux années à venir. Aujourd'hui, pour lancer ce rendez-vous mensuel, une interview avec Jacques Lambert, préfet de Savoie lors des JO d'Albertville et désormais directeur général du CFO, le Comité français d'organisation de la Coupe du monde. La Coupe du monde est-elle sur de bons rails?
Nous sommes dans les délais de la préparation générale tels que nous les avions fixés avec un cabinet-conseil dès 1993. Nous avions découpé le programme en 150 projets différents avec un échéancier de réalisation. Au fil des mois, ce calendrier a été recalé. Certains projets ont connu une accélération, d'autres au contraire ont été plus longs à démarrer.
La recherche des sponsors notamment?
La recherche des partenaires a été surtout plus dure que prévue. Et plus le temps passe, plus il est difficile de trouver une entreprise prête à investir massivement: les droits courent en effet sur quatre ans, du 1er janvier 1995 au 31 décembre 1998. Danone, qui vient de signer son partenariat avec nous, ne pourra ainsi utiliser l'appellation «partenaire du Mondial 98» que durant un peu plus de deux ans et demi.
Vous sentez-vous ligoté par les partenaires officiels de la Fifa avec




