Menu
Libération

Pas à pas, l'aventure au long cours du Vendée Globe dans le sillage d'Isabelle Autissier. Sergio, le mécano de la capitaine. Pour la navigatrice, il est l'indispensable homme à tout faire et tout prévoir.

Réservé aux abonnés

Publié le 15/10/1996 à 22h59

Les Sables-d'Olonne

envoyé spécial Pour l'heure, il est par monts, et par vagues. A la recherche d'un Karcher pour faire briller le PRB d'Isabelle Autissier comme un sou neuf, pour vérifier si les récents travaux d'étanchéité ne laissent plus passer l'eau; puis au volant du camion pour filer sur La Rochelle et terminer l'emballage sous vide des matériels de rechange que la navigatrice emportera avec elle pour son tour du monde en solitaire. Ainsi va la vie de préparateur de bateau, de boatnigger ainsi que les surnomment les Américains: «Nègre de bateau, le terme n'a rien de péjoratif, dans le sens où on "bouine, où on bosse pour quelqu'un d'autre? D'ailleurs, aux Etats-Unis, il y a même une association qui les regroupe.» Son emblème: une croix formée d'une manivelle de winch et d'un balai-brosse.

Bohème. Serge Viviand, dit «Sergio», s'occupe ainsi du bateau d'Isabelle Autissier. A la fois homme à tout faire bon enfant, âme damnée pince-sans-rire, perfectionniste à l'oeil brillant, on le repère aisément. Cheveux blonds en botte de foin, silhouette dégingandée, rire communicatif, il est arrivé de sa montagne, il y a une quinzaine d'années, par hasard, pour un convoyage. La mer ne l'a plus lâché. Traîne-ponton, branleur d'océan? Non, car, très vite, on fait appel à lui. A son bon sens, à sa connaissance de l'électromécanique, aux solutions qu'il propose pour vaincre les problèmes casse-moral. Mike Plant le fait ainsi travailler pour le deuxième BOC Challenge, en 1986. «J'étais

Dans la même rubrique