Les Sables-d'Olonne envoyé spécial
Tandis que certains décomptent les jours qui les rapprochent du coup de canon libérateur, un autre, au large, tente de s'incruster dans l'événement nautique de l'année. Ainsi Raphaël Dinelli, benjamin du Vendée Globe Challenge, raccrocheur de budget in extremis, parti faire son parcours de qualification obligatoire. Sans savoir qu'une décision du jury international de la course avait finalement décidé de refuser son inscription pour ce tour du monde en solitaire sans escale qui partira dimanche des Sables-d'Olonne. Manque de temps, de préparation, d'expérience... Ils ne sont plus que seize donc, à prétendre au départ, dans cinq jours. En attendant, aujourd'hui, la conférence de presse d'Eric Cadro, homme «zen» (c'est le nom de son voilier en alu), qui doit annoncer s'il a trouvé les francs qui lui manquaient Pour Isabelle Autissier au contraire, tout fonctionne. Dans la promiscuité d'un cockpit investi par les derniers installateurs, régleurs, préparateurs, elle peaufine en ces heures qui coulent trop vite l'intérieur de son PRB. Programmes informatiques, gestion de fichiers, réceptions d'informations sur la table à cartes, c'est l'ambiance Kourou avant décollage. Autour, on vérifie, on embarque, on fait de l'espace. Pour éviter de partir avec du matériel clandestin, mais hors de question également d'oublier un iota des longues listes dressées par les hommes de confiance et la navigatrice. Entre février 1995, date du retour en France après




