Les Sables-d'Olonne envoyé spécial
Une émotion qui submerge comme une vague par gros temps, des larmes qui roulent comme des galets dans le jusant, des marins qui partent entre arrachement des liens terrestres et soif de dénouer enfin les noeuds affectifs qui borduraient leurs envies. En deux temps, dimanche, quinze solitaires (+1, lire ci-contre) ont ainsi mis sous clé leurs pied-à-terre. En s'arrachant des pontons d'abord, sous un matin sombre et dense, puis en rompant en début d'après-midi une ligne de mer frangée d'écume et de navires. Départ en régate, avec Bertrand de Broc et Yves Parlier en vireurs de tête, en prometteurs de fête, avant de s'éclipser vers le large. Départ en régal, houle formée, vent moutonneur, pour un tour du monde en solitaire sans escale ni assistance de 25 000 milles, face à soi, face aux autres, face aux éléments. Et retour sur un week-end, force 15.
Ultimes conférences de presse, communication apéritive autour de quelques huîtres et d'un verre de blanc, baptême festif au goût de rillons et de champagne. Le vendredi soir puis le samedi déroulent ainsi une amusante variété de programmes . Avant l'avis de grand frais. Samedi, dans cette excitation qui monte comme une marée de grande amplitude, le briefing des skippers a en effet d'étranges allures. L'évêque et la bourgeoise. Au coeur d'une soupente de l'office de tourisme, surchauffée par le monde et l'humeur du jour, on peaufine, on démontre, on débat sur les derniers détails, les vitaux comme les




