Copenhague envoyé spécial
Déplacement en toute amitié. L'équipe de France, veuve de matchs à enjeu, s'est trouvé des camarades de jeu. Après le Mexique, la Turquie, c'est donc au tour d'une équipe danoise en reconstruction. «Le problème pour nous, c'est de se motiver. De l'intérieur, en apportant une concurrence logique, justifiée et loyale», explique Aimé Jacquet pour donner du piment à ces rencontres. Nouveaux noms, Letizi, Keller, voire Candela ou Laigle, nouvelle dispositions: Martins, Zidane et Djorkaeff enfin associés, avec le joueur de l'Inter en position d'avant-centre, et nouvelles sensations de se retrouver pour une rencontre amicale.
«Pour moi, ce n'est pas le match le plus important du mois, j'ai Manchester en Ligue des champions, le match contre le Milan AC en championnat d'Italie, la Coupe intercontinentale... mais par respect, je me dois d'être irréprochable, affirme Didier Deschamps en bon capitaine, et puis ça permet de changer le cadre, même si je préfère jouer l'Argentine, le Brésil ou l'Allemagne...» Même avis chez Djorkaeff: «Je prends ça comme un plaisir; celui de rentrer, de parler français à table.» Et Pedros qui abonde: «C'est pour moi une bouffée d'oxygène par rapport à ma vie en club.»
D'autres ont des motivations moins terre à terre, comme Pierre Laigle, frustré de n'avoir connu pour l'instant que la joie de rentrer en cours de match: «En deux fois 20 minutes, on ne peut pas prouver grand-chose, devenir titulaire est une de mes futures étapes.» Même




