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On tourne autour du pot-au-noirLa flotte du Vendée Globe se rapproche de cette zone délicate.

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Publié le 13/11/1996 à 1h39

Les stages météo vont-ils s'avérer payants? Interdits de routage,

les solitaires du Vendée ont bûché avec plus ou moins d'intensité leurs études de cas. Or celui qui se profile peut être décisif, c'est le légendaire pot-au-noir, passage à niveau au garde-barrière inconséquent. Front inter-tropical où alternent calmes plats et grains violents, il s'étend et se distend sans prévenir, autour de l'équateur, une zone que les navigateurs devraient atteindre d'ici le week-end. Objectif avoué donc: le traverser au plus vite. Le mieux étant de l'aborder en choisissant à l'avance un point de passage; point qui risque de varier en fonction de l'affinement des analyses et des stratégies. D'ici là, les positions se sont quelque peu resserrées. Yves Parlier, avance gentiment dit-il: «Je pense que les autres ont plus de vent que moi et que l'écart va se réduire.» Derrière le skipper d'Aquitaine Innovations, Isabelle Autissier a en effet regagné un peu de terrain et pointait hier à 56 milles derrière le leader. Un ralentissement qui fait aussi les affaires d'Auguin et de Laurent: les deux solitaires naviguent à vue et sont revenus à quelques 120 milles de Parlier. En revanche, les ennuis sont variables pour les suivants: Eric Dumont a endommagé sa coque, sans doute à cause d'une collision avec une épave tandis que Marc Thiercelin, en manque de slip et de t-shirt, oublie ses déboires en travaillant «trois heures par jour à la table à cartes à [se] gratter la tête».

Enfin pour les retardata

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