Il y a des coups de fil qui font plaisir. Hier soir, Didier
Munduteguy annonçait ainsi son départ des Sables d'Olonne pour ce samedi, «à la marée de 17 heures». Mât et gréement neufs, le Basque aux belles bacchantes largue à nouveau les amarres, quinze jours après les autres, moral en hausse, «charge émotionnelle forte». Mais peu importe, «C'est mon truc à moi, cette course, il faut que je la vive, et puis voilà.» Bien plus bas, vers l'Equateur, aux abords des îles du Cap-Vert, c'est le regroupement en tête. Si Yves Parlier, inamovible leader, continue à fendre les flots loin devant ses adversaires, derrière, on se montre la poupe. Ainsi Christophe Auguin, moral de guerrier, est-il revenu coller aux basques d'Isabelle Autissier. «Depuis les Canaries, je suis en pleine forme, j'ai pu attaquer davantage, ce qui m'a permis de rattraper mes deux acolytes», se félicite le Granvillais au look de diablotin. On retrouve donc en tête les trois favoris affichés de cette course autour du monde. Derrière pourtant, Hervé Laurent, Eric Dumont et Bertrand de Broc pointent les museaux de l'étrave. Tout cela pourrait exploser à partir de ce week-end dans le légendaire pot au noir, glu pour l'âme et le corps s'il refuse d'ouvrir ses portes aux navigateurs. D'après Parlier, la zone se situe autour du 5° Nord, mais la traîtrise de l'endroit veut que cette zone fluctue en largeur ou en longueur, se déplace comme une félonne pour mieux encalminer les solitaires.
Derrière, on ne se précipite pas,




