Match fou samedi au Parc Lescure entre des Girondins euphoriques et
des Parisiens qui fonctionnaient en courant alternatif. Et cinq buts à trois pour les Bordelais à l'issue d'une rencontre qui a séduit les 31000 spectateurs présents on a même vu Alain Juppé, maire de la ville, sourire. «C'est un score logique» dira ensuite Ricardo, le manager du PSG. Si tant est qu'un score de cette ampleur ait à voir avec la logique.
C'est Jean-Pierre Papin qui rapidement met le feu aux poudres en décroisant un ballon de la tête. Trois minutes n'avaient pas sonné. C'est ensuite Micoud qui vient charcuter la lucarne d'un tir des vingt mètres. Vingt minutes à peine après le coup d'envoi, les Parisiens se retrouvent menés au score. Rare sensation même si les visiteurs auront l'heur de revenir une première fois dans la partie, par Loko tout d'abord qui bénéficie d'un excellent travail de son coéquipier brésilien Leonardo, puis par Raï qui reprend un ballon renvoyé par la défense girondine. Deux partout, le banc parisien se détend, esquisse quelques gestes de joie retrouvée. Pas pour longtemps. Peu après la reprise, et pour une faute sur Colleter, ancien Parisien devenu capitaine en Gironde, les Bordelais obtiennent un penalty que Papin transforme d'un tir rageur. Dix minutes plus tard, le PSG recolle au tableau grâce à Dely Valdès. 3-3. A la 65e minute, Rolland Courbis fait entrer deux hommes neufs pour remplacer Papin et Ziani. Le premier, l'argentin Biaggio, bénéficie d'une bonne passe du s




