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Ça dépote dans le pot au noirLe trio de tête a passé rapidement une des plus grosses difficultés météo.

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Publié le 19/11/1996 à 1h23

Etonnant Pot au noir. Mystérieux système. Disparu, évaporé. Du moins

pour les plus rapides. «On a connu une traversée facile, sans rupture de vent», dira par exemple Christophe Auguin, le moral en hausse. L'homme de Granville n'avait pas été à pareille fête il y a deux ans lors de ce passage redouté, au nord de l'équateur: «Lors de la première étape du dernier BOC, j'avais connu l'enfer, je n'avais pas eu le choix de ma position, j'étais salement à la bourre, salement fatigué, j'étais resté quatre ou cinq jours dans les calmes.» Rien de tel cette fois-ci puisque la zone s'est miraculeusement effacée pour laisser passer, le trio de tête (Parlier-Autissier-Auguin) et leurs poursuivants immédiats, De Broc et Roufs, également sortis d'affaire. La course à plusieurs vitesses continue donc. Et le trio attendu file vers le sud. «Pour l'instant, nous n'avons pas commis d'erreur, explique Auguin, le seul des trois à être venu à la vacation-radio d'hier, il y a une route météo idéale pour ce tour du monde que nous ne connaissons pas, celui qui s'en approchera le plus gagnera.»

Derrière les trois leaders lancés vers la prochaine difficulté: l'entrée dans l'anticyclone de Sainte-Hélène, on retrouve le groupe De Broc, Laurent, Roufs, Thiercelin, Dumont; plus loin encore, Goss, Chabaud et De Radigues. Durant la nuit, les premiers solitaires ont dû passer la ligne imaginaire de l'équateur. Christophe Auguin a promis de sabrer une bouteille. «Un tiers pour le bateau, un tiers pour la mer, un

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