Saleté de journée de mer. Et maudits soient les océans. Yves Parlier
et Thierry Dubois sont ainsi contraints de se faire porter pâles dans la course autour du monde. Putains d'avaries, safrans de merde. Car comme pour Isabelle Autissier, c'est en effet de là que provient le double abandon. Thierry Dubois, déjà contraint quelques jours après le départ de revenir aux Sables pour réparer, était reparti comme un dopé dans la course. Fondant sur ceux qui le précédaient, il était quasiment revenu à la hauteur du groupe des plus lents. Un objet flottant non identifié, véritable cauchemar du marin, est venu frapper son safran tribord. Impossibilité de manier le bateau, abandon forcé, la mort dans l'âme «Etant à 1500 milles de l'Afrique du sud et vu les conditions météo, je mettrais trop de temps pour y arriver», expliquait vendredi le skipper de Pour Amnesty International. Désabusé, meurtri, il décide donc de revenir au point de départ de la course. «De toute façon, je suis découragé, je n'ai pas envie de faire un troisième départ et je n'ai pas envie de courir derrière les autres...» Quelques minutes plus tard, c'est Yves Parlier, voix blanche, qui mettait une nouvelle croix sur la liste des tuiles qui le poursuivent depuis le départ. Après les réserves de flotte explosées, le bris de son étai avant, les problèmes de voile passées à l'eau, ses lattes de grand-voiles brisées comme des allumettes, le skipper d'Aquitaine Innovations annonce qu'il a cassé son safran babord après avoir




