Val-d'Isère envoyé spécial
Terminé le Nouveau Monde, retour au Vieux Continent. Après une campagne nord-américaine marquée par l'absence de neige et l'omniprésence d'un brouillard à couper parfois au poignard, garçons et filles des cimes se retrouvent pour l'ouverture. Val-d'Isère accueille en effet depuis hier son 41e Critérium de la première neige, neige qui, une fois n'est pas coutume, n'a pas envoyé de fax pour prévenir de son retard. Il fait blanc, il fait bleu, et les soucis de récupération s'oublient sous le soleil et le manteau neigeux.
Tandis que les hommes combattent le décalage horaire et mettent enfin la main sur leur matériel que des erreurs de transit aérien avaient dispersé entre Genève, Vancouver, Londres et Munich, les filles sont les premières à se mettre en branle. Hier, sur le coup des 10h30, c'était super-G, et les Allemandes ont montré que leur préparation estivale n'était pas à marquer du sceau du n'importe quoi. Une fois héliportée la jeune ouvreuse qui s'est explosée en bas de la piste, fauchant du même coup deux pauvres photographes, l'épreuve peut commencer. Remportée par l'Allemande Gerg Hilde. Il y a deux ans, après sa première victoire, en sierra Nevada, on l'avait surnommée Wilde Hilde (Hilde la sauvage) pour son style tout en prises de risque et extrémisme des situations. Elle a désormais domestiqué son ski: «Avant, je mettais tout sur le compte du matériel, de la préparation, des entraîneurs, et je n'écoutais pas les gens autour de moi qui me d




