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Les Autrichiens font valser la concurrenceIls accaparent les quatre premières places de la descente de Val-d'Isère.

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Publié le 16/12/1996 à 2h58

Val-d'Isère envoyé spécial

Et la concurrence, bonne mère, qui s'interrogeait jeudi après-midi. A la fin de l'unique entraînement de descente d'avant-critérium, les Autrichiens avaient alors placé six des leurs aux six premières places. On parlait donc, sans plus d'inquiétude, de sélection interne, de test qualificatif, de nécessité de tout donner pour se faire mousser parmi la pléthore de candidats yodlers aux épreuves de vitesse, descente et super G de Val-d'Isère. Hier, pourtant, sous un soleil revenu, la mainmise autrichienne s'est cette fois faite de fer. Quatre hommes aux quatre premières places, avec juste de maigres accessits à un Italien (Ghedina, 5e) et à un Français (Alphand, 6e). Samedi déjà, dans un simulacre d'épreuve rapidement arrêtée pour cause de nuage mal placé, Peppi Strobl, vainqueur surprise il y a deux ans, avait commencé à engluer les espoirs des adversaires de l'Autriche. Et hier, donc, un partenaire au même patronyme, plus simplement prénommé Fritz, sorti des limbes avec le dossard 43, est venu coiffer ses comparses, la raie au milieu et l'humilité de côté, suscitant la crainte plus que la curiosité chez l'adversaire émietté.

Il avait vu ses amis réussir des temps canons au bas de la Daille. «Alors, je me suis dit que, comme je rivalisais avec eux lors des entraînements, ça devait être possible de venir jouer dans la même cour.» Fritz Strobl se lâche, donne tout ce qu'il a, à la différence d'un Patrick Ortlieb qui s'est trouvé «des réflexes de vieu

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