Neige dure et froid de loup n'arrêtent pas l'homme de
Serre-Chevalier, bien au contraire. Hier en Italie, Luc Alphand, barbichette en avant dans une température en berne, a remporté la descente de Bormio, l'une des plus longues du circuit, en deux minutes, zéro secondes et une petite poignée de centièmes. En acrobate des pentes verglacées, le double détenteur de la Coupe du monde de descente a devancé le Suisse William Besse de 21/100e et l'Italien Kristian Ghedina de 67/100e.
«J'ai fait une belle course, a simplement déclaré l'homme du jour. J'ai toujours eu mes skis bien accrochés au sol sur un tracé particulièrement difficile». Devers pervers, rupture de pentes abruptes, virages patinoires, trajectoires à tirer au cordeau étaient dans le panier garni du candidat à la victoire. Et face à ces difficultés, ils ne furent guère nombreux à venir chatouiller l'orgueil du skieur français. Ni les Autrichiens, pourtant ambitieux malgré l'absence de Patrick Ortlieb, victime de problèmes de transit intestinal, ni les Italiens que l'on disait avides de l'emporter devant leur public, ne sont parvenus à empiéter sur le moral en acier bleui du descendeur tricolore. «Mon but était de faire une belle course sans tomber, mais je dois dire que je me suis surpris moi-même, je ne pensais pas que je skierais de manière ausi agressive. Quand on a l'âge (31 ans) et l'expérience que j'ai, il est toujours plus difficile qu'avant de flirter avec ses propres limites .C'est en tout cas une belle façon




