Thierry qui sourit, le pouce en l'air, et Tony dont on ne sait
toujours rien. Hier, le Français, à bord de son canot de survie, a pu entrer en contact radio avec l'avion australienne qui le survolait. Le temps de dire que tout va bien, qu'il dispose d'assez de vivres pour tenir jusqu'à l'arrivée de la frégate prévue ce matin, le temps de remercier pour la célérité des secours. Thierry Dubois avait quitté lundi son bateau, quille en l'air, qui ne voulait pas se redresser. Le phénomène n'a rien d'inexplicable, pour peu que le long mât de 25 mètres fasse office de longue quille à l'envers, ou que, cassé mais retenu par les haubans et le gréement dormant, il empêche le bateau de se remettre d'aplomb malgré les déferlantes.
En revanche, pour Tony Bullimore, dont le bateau renversé a été survolé par l'Orion de surveillance militaire, les nouvelles manquent. Le monocoque a été repéré lundi soir à 1 600 milles au sud-ouest de l'Australie, sans quille. «Elle a subi d'importants dégâts. Mais nous n'en saurons pas plus avant d'avoir parlé à Bullimore», a souligné un porte-parole des sauvetages maritimes australiens (Amsa), qui estimait «raisonnable» de penser que l'Anglais était encore vivant.
Pourtant, forcément, les hypothèses foisonnent. Les plus rassurantes osent envisager que le Britannique est encore à bord, qu'il a trouvé une poche d'air et qu'il s'y confine. Sur l'échelle du désespoir, il y a ceux qui pensent qu'il peut être à bord, blessé ou affaibli par une blessure, et puis, no




