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Après les sauvetages, l'angoisse continueBullimore et Dubois sains et saufs. Mais Roufs reste introuvable.

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Publié le 10/01/1997 à 16h02

Heureux dénouements et angoisse vive. Tandis que Tony Bullimore et

Thierry Dubois se remettent de leurs terrifiantes émotions à bord de la frégate Adélaïde qui les a recueillis, l'inquiétude grandit quant au sort de Gerry Roufs. Hier en début de soirée, Isabelle Autissier qui avait fait demi-tour dans des conditions de tempête dantesques, est arrivée sur la zone présumée où pourrait se situer le Groupe LG2 du skipper canadien. Dans une liaison radio avec son PC, la navigatrice rembarre ses propres ennuis pour rester positive: «Les conditions se sont améliorées énormément, la tempête est passée, il reste une très grosse mer mais le vent est maniable, j'ai réduit la vitesse et j'attends des instructions.» Au nord-est d'un quadrilatère à l'intérieur duquel est présumée la position du 60 pieds de Roufs, Isabelle, fatiguée, meurtrie, se demande peut-être ce quelle fait là à chercher des yeux un bateau dont les couleurs de la quille et du pont, vert et mauve, se confondent sans doute avec les éléments qui se déchainent. Visibilité très réduite, impression de devoir rechercher un daphnie dans une piscine olympique, la navigatrice souffre en plus de son retour vers celui que l'on suppose naufragé. «Je me remets un peu de mes chavirages multiples (par deux fois, la navigatrice a même été obligée de redresser son PRB couché dans l'eau en actionnant sa lourde quille pivotante), je suis fatiguée, secouée.» Problèmes de drisses, impossibilité de hisser la grand-voile et de faire du cap,

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