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Vendée Globe, chaque mardi le point sur le tour du monde en solitaire sans escale. De Broc, quand on n'a que l'amer. Comme dans le dernier Globe, il doit renoncer. Après le plus dur.

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Publié le 21/01/1997 à 15h39

Il a passé le Horn. Dimanche soir. Avant de lever le pied, puis de

baisser pavillon. Un cap à franchir, une longitude pour initiés, une revanche sur l'histoire pour un Breton têtu" «C'est pas parce que tu ne l'as pas passé que tu es un navigateur merdique», disait pourtant Bertrand de Broc" Et puis, le moral dans le réservoir, remorqué par le Valhalla, navire charter qui vadrouillait dans les parages, il a rendu les armes. Direction Ushuaïa, que l'histoire maritime présente comme le port le plus austral du monde et qui sonne pour Bertrand de Broc comme le port le plus austère d'un tour du monde inachevé. Le bateau à «gruter», les vérifications et les réparations, le remplissage des réserves de gas-oil à effectuer pour que le groupe électrogène ronronne à nouveau. Comme une histoire sans fin, comme un trop mauvais film-catastrophe: «Au cours du dernier Vendée Globe, j'avais dû m'arrêter en Nouvelle-Zélande, dans celui-ci je m'arrête au cap Horn. En l'an 2000, je vais revenir avec une machine de guerre pour gagner.» L'homme déclame les optimismes qu'il a bien voulu se donner. Mais, à bord de Votre nom autour du monde, Bertrand de Broc ne fait plus partie de la course.

Langue recousue. «Finir le tour», disait-il. Premier? lui demandait-on. «Il faudrait que les autres aient des problèmes. Mais c'est envisageable.» Au moment de mouiller en Terre de Feu, il était toujours à la lutte avec Laurent et Thiercelin, derrière Auguin, et Roufs peut-être. En bagarre pour une troisième, ou

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