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Lucho et ses fans, une sacrée descente. Alphand gagne à Kitzbühel: la fiesta de sa bande de supporters commence bien.

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Publié le 25/01/1997 à 15h22

Ils n'ont pas fait le voyage de Kitzbühel pour rien. Et même s'ils

ne pourront pas lui offrir une tartiflette géante, comme prévu, les supporters de Luc Alphand n'en ont pas fait un fromage, tout à leur joie de la victoire, hier, de «Lucho» dans la première épreuve de Kitz, la descente-sprint (deux manches disputées sur une piste raccourcie), devant Werner Franz et Willie Besse (1). Alors Micky a sorti son clairon et s'est époumoné au pied de la Streif. Un simple échauffement, espère-t-il, avant samedi, jour de la Hahnenkamm, la vraie grande descente, plus de deux minutes de course, plus de 1 000 mètres de dénivelé. Avec Alphand qui se pose en favori logique.

Au contact de ces fans, la vie devient poème, le ski art de s'élever, la montagne, sommet de philosophie. Il y a là René, dit «le Gaulois». Appellation de père en fils, au fur et à mesure que se transmet la brasserie d'Albertville ­ «Mon grand-père, on l'appelait ainsi à cause de ses moustaches.» Le surnom a suivi, même si René ne ressemble pas vraiment aux ancêtres à casque ailé. Et puis on croise «Baguette», tenancier du Cythère, la boîte de nuit de Brides-les-Bains, et «Pharmacien», qui tient l'officine de Praz sur Arly, et Micky-«Clairon», le joaillier d'Albertville. Et tous les autres, «Bubu», le fournisseur en fromage du val d'Arly, Albert, le Suisse-Allemand distributeur de bière... Une bande de lurons, joyeux évidemment, fanatiques de ski surtout, jusqu'à rouler des milliers de kilomètres chaque saison pour encou

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