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La belle descente du futur gendarme Strobl. Samedi, l'Autrichien a établi un nouveau record sur la Streif. Alphand finit 3e.

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Publié le 27/01/1997 à 15h17

Un pays entier qui voue son samedi au culte de la descente. Combien

étaient-ils ce jour-là sous le soleil? 30 000, 40000, ou plus encore, essaims colorés postés le long de la Streif, à attendre le succès de l'un des leurs. Kitzbühel, c'est le Roland-Garros autrichien, l'endroit où l'on se montre, où l'on se fait voir. Visons et zibelines, politiciens arrivés et jolies filles montées d'Innsbruck ou de Vienne, gens des villes et des montagnes, mélanges des classes et des modes, des vies dures-au-mal et des existences dorées, pour un seul objectif: voir gagner l'un des siens sur la piste la plus terrible du circuit blanc, la course où l'on dit ici «qu'il faut le maximum de sens tactique et le minimum de peur au ventre». D'où l'ovation commune lorsque la nation comprend que deux de ses enfants se retrouvent aux avants-postes. Fritz Strobl, vainqueur à Val d'Isère, et Werner Frantz, déjà second de la descente-sprint de vendredi, ont ainsi enflammé les coeurs tendres du Tyrol, le temps d'une course de folie et de vitesse où les records de la Streif ont été pulvérisés.

Une minute, cinquante et une secondes et 58 centièmes: le chiffre brut ne dit pas grand chose. Mais si on le compare au record précédent, celui établi l'an passé par Günther Mader en 1'54" 29/100, on ne peut plus faire la fine mouche: près de trois secondes de moins, malgré un tracé plus tournant, une neige molle et douce, l'absence de glaces qui fait tressauter les planches dans les longues courbes... Il faudra même a

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