Sestrières envoyé spécial
Un écho dans la presse italienne, en début de semaine, et la rumeur qui s'est confirmée hier. Marc Girardelli n'a pas défendu son titre de champion du monde du combiné. Et, à bientôt 34 ans, mettrait un terme définitif à sa carrière. Pas encore sûr pourtant. L'homme au rond visage de moine et au mince sourire de cire est certes au crépuscule de sa vie sportive et n'a pas disputé les entraînements de la descente. Mais il faudra attendre sa conférence de presse, en début de semaine prochaine, pour savoir si, oui ou non, ce Luxembourgeois d'adoption va définitivement descendre les skis à la cave.
Binôme père-fils. Car l'homme qui, depuis plus de douze ans, sillonne les pistes de Coupe du monde n'en a jamais assez, ni d'un sport qui lui a donné plaisirs et blessures, ni de l'argent que ses victoires ont fait couler à flots" Lorsque, très tôt, Helmut Girardelli, géniteur bourru, se rend compte des capacités immenses de son jeune fils, il est comme le cochon truffier habile qui sait d'instinct déterrer le diamant noir. Malgré les affrontements personnels et la complicité jamais démentie, l'homme se fait Pygmalion, et tyran domestique. «Je me souviens très bien avoir vu le père battre son fils à coups de bâton sur l'arrière des cuisses lorsqu'il n'avait pas très bien marché dans une course de Coupe d'Europe, se souvient Michel Vion, directeur technique des équipes de France. Marc n'était pas un marrant-marrant, il avait un humour un peu pince-sans-rire, mai




