Sestrières, envoyé spécial.
Quel vainqueur cette fois-ci? Après la victoire d'Ortlieb l'an passé en Sierra Nevada, quel descendeur va donc inscrire son nom au fronton des championnats du monde ce samedi en Italie? Une descente de 2 965 mètres, qui «ne plaît pas à grand monde», comme le résume Michel Vion, entraîneur de l'équipe de France, «mais qui n'est pas si vilaine». La piste Kandahar Banchetta, ce n'est ni Bormio, ni Kitzbühel, évidemment, tracés références parce que sélectifs pour les durs au mal, mais ce n'est pas non plus les parcours parodiques des deux précédents championnats du monde. Une partie haute assez technique, des virages masqués derrière des bosses, beaucoup de stratégie et d'anticipation, un dévers coriace à l'entrée de la partie basse et un final relevé entre les mélèzes: elle sacrera en tout cas un vrai descendeur. En attendant le dénouement, samedi sur le coup de 14 heures, Luc Alphand, leader de la Coupe du monde et deuxième du dernier entraînement (derrière l'Autrichien Fritz Strobl), et Kristian Ghedina, son dauphin, et idole du pays, cinquième hier de l'ultime descente de préparation, s'attardent sur quelques aspects de cette journée particulière. Sur une piste qui ne l'est pas moins...
Une belle descente? «Vous rigolez»
Luc Alphand. «Ce n'est pas la plus belle, mais la piste est nettement mieux que lors des deux précédents championnats du monde de Morioka et de Sierra Nevada. Le problème, c'est que les organisateurs ont voulu faire une descente qui




