Sestrières envoyé spécial
Une médaille d'argent, une de bronze. Comme l'an passé en Sierra Nevada. Ni mieux, ni pire. Un score qui place la France en septième position au tableau des médailles. Loin derrière la Norvège, l'Italie ou l'Autriche. Point final avec Michel Vion, directeur technique alpin et dernier champion du monde français.
Petite déception. «C'est un résultat en deçà de ce qu'on avait prévu. On comptait plutôt sur trois médailles. Il y a une pointe de déception avec la chute d'Alphand en descente et les quatrièmes places de Montillet et de Chauvet. En Coupe du monde, au classement par pays, on est quatrième chez les garçons comme chez les filles. Mais c'est vrai que, sur les courses d'un jour, on est en dessous des prévisions. Même si la deuxième place de Amiez, est une très belle récompense pour lui. J'aurais bien aimé qu'il me vire des tablettes du dernier champion du monde français.»
Objectif Nagano. «C'est vrai qu'on a encore beaucoup de travail, en géant notamment. Cela fait partie des points noirs pour arriver à Nagano. Pour préparer les Jeux, on doit travailler pour l'élite, afin d'arriver là-bas en étant médaillables. Le ministère a d'ailleurs laissé entendre que n'iraient au Japon que les finalistes potentiels, c'est-à-dire des skieurs qui auraient fini dans les huit premiers d'une course de Coupe du monde. Il faut leur faire comprendre qu'en ski c'est un peu différent, qu'un quinzième mondial en slalom peut très bien l'emporter sur une course d'un jour




