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Interview

Vendée Globe. Troisième tour du monde en solitaire sans escale«La course de notre vie» Aux Sables, Autissier et Auguin se racontent leurs aventures de mer.

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Publié le 24/02/1997 à 17h03

Les Sables-d'Olonne

envoyés spéciaux Dialogues de solitaires. Au lendemain de l'arrivée, hors course, d'Isabelle Autissier, et de l'accueil chaleureux d'une foule immense, on retrouve la navigatrice. Attablée à L'Entre-Côtes, aux côtés de Christophe Auguin, vainqueur du Vendée Globe. L'occasion de revenir avec les deux amis sur leurs sensations et de prospecter un avenir où ils auront l'occasion de se retrouver.

Une foule énorme pour tous les deux, donc de l'émotion, voire un état de choc?

Christophe Auguin: C'était la première fois que j'étais confronté au problème de la notoriété. Agréable dans l'immédiat, mais dont je devine que ça peut très vite déraper. Pendant une dizaine de jours avant l'arrivée, on avait travaillé sur un planning très précis, pour ne pas que je me retrouve transbahuté de-ci de-là sans comprendre. Comme je présentais que c'était un monde un peu spécial et compliqué, nous avions engagé un spécialiste de l'image, un conseiller, pour savoir comment réagir face aux exclusivités qu'on nous demandait. On a finalement fait le contraire de ce qu'il préconisait: j'ai décidé que tout serait open, que les radios et les télés auraient tous droit au même son. Parce que comme tout le monde veut «la première interview», ça tourne au combat de boxe. Isabelle Autissier: J'ai vécu mon arrivée en deux temps. Vendredi matin d'abord, au larges des Sables, quand il n'y avait personne sur l'eau. Seule, avec huit noeuds de vent, je finissais mon tour du monde, je ne pensais p

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