Cinq alpinistes membres d'une expédition kazakhe, bloqués par la
tempête le 7 mai sous le sommet de l'Everest, sont portés disparus sur le versant tibétain du plus haut sommet du globe (8846 mètres).
Cette tragédie ressemble à un mauvais remake du drame qui, le 10 mai 1996, avait coûté la vie à huit alpinistes qui ne redescendirent jamais du toit du monde (lire ci-contre).
La nouvelle a été diffusée hier matin par une dépêche de l'agence Reuter, qui reprenait, presque mot pour mot, le même titre qu'un an et un jour plus tôt: «Sept alpinistes présumés morts à l'Everest». Seul le bilan, toujours provisoire, a changé. C'est Todd Burleson qui, la veille, avait donné l'alerte sur l'Internet. «Nous avons des nouvelles du versant nord, et elles ne sont pas bonnes, écrivait ce chef d'une expédition américaine basée sur le versant sud (népalais). L'expédition kazakhe a tenté le sommet. Plusieurs de ses membres l'ont atteint, et cinq personnes sont mortes à a descente. Ils s'agit de trois alpinistes kazakhs, d'un sherpa tombé dans le Grand Couloir, et d'une guide allemand, Peter Kuwalsik».
Cette incroyable répétition du drame de l'an passé n'est pas une coïncidence. A l'Everest, entre hiver et mousson, les «summit»days sont rares et les «clients» sont de plus en plus nombreux à payer jusqu'à 60 000 dollars (300 000 francs environ) pour avoir une chance de tenter le toit du monde. Malgré les exhortations à la prudence des himalayistes expérimentés, le pouvoir d'attraction du toit du mond




